Paul Dujardin, la longue march

Manu Riche

Info

un film de Manu Riche, en co-production avec VRT-Canvas, RTBF, ARTE Belgique, avec le support du Flanders Audiovisual Fund

À la suite des documentaires consacrés par Canvas à des personnalités qui font la Belgique culturelle, voici La longue marche de Paul Dujardin. Le réalisateur Manu Riche a suivi pendant un an notre Directeur général, de réunions en pèlerinages en Chine.
C’est l’une des longues marches d’un homme de culture pour concrétiser The State of Things, cette exposition de Luc Tuymans et d’Ai Weiwei au Palaisdes Beaux-Arts (lire ci-contre). De quoi permettre au public de découvrir, par l’entrée des artistes, la planète culturelle. Un monde qui cache derrière ses strass et la magnificence des chefs-d’oeuvre un perpétuel parcours du combattant et une véritable profession de foi.


Paul Dujardin est un homme débordant d’énergie, passionné et aussi très ambitieux. De plus, il est un acteur majeur sur l’échiquier politique, social et culturel de la Belgique.

En tant que directeur de l’entité fédérale et donc bilingue Bozar, Paul Dujardin – à l’instar de nombreuses institutions belges – évolue dans l’univers de la politique. Les bureaux du Premier ministre sont à quelques minutes à pied. Quant au monde des banques et des ambassades et le Palais Royal, ils se situent à deux pas. Paul Dujardin utilise tous les moyens possibles sur le plan fédéral, communautaire, international et diplomatique pour que son palais garde une place sur le planisphère.

Paul Dujardin a relevé le défi. Il a doublé le nombre de visiteurs du Palais et a remis à l’honneur le temple de la culture à l’échelon international. Le politicien belge et le diplomate européen ne réalisent que trop bien que le Palais est l’endroit idéal pour justifier les discussions difficiles sur les constitutions européennes ou pour reprendre les relations commerciales avec la Corée du Sud par exemple. Paul Dujardin entend poursuivre ce rôle comme un véritable ‘prince des arts’. Entre-temps, Paul Dujardin a travaillé avec succès pendant 10 ans : il a redoré l’image quelque peu désuète du Palais (avec entre autres, la démolition du décor mai 68 dans le hall d’entrée, ce qui avait conduit il y a dix ans à un affrontement avec les gauchistes).
Paul Dujardin a restauré le hall d’après les plans originaux de l’architecte Horta.
Le Palais a été conçu comme un ensemble multidisciplinaire des ‘arts progressifs’. Un lieu de rencontre pour la musique et les beaux-arts dans une architecture fonctionnelle. C’était et c’est encore un symbole de la croyance dans le progrès de la démocratie libérale et aujourd’hui, de la démocratie néolibérale.
Comme le Palais de Versailles ou la cour de Vienne, ‘Le Palais’ est de nos jours un lieu de rencontre pour ‘les puissants de ce monde’, de Bush à Baroso, un lieu à la croisée des chemins de la culture et de la politique.
Dans ce film documentaire, Manu Riche suit Paul Dujardin dans ses multiples pérégrinations ayant pour but d’exporter à l’étranger son concept novateur qui a pour titre et marque de fabrique ‘Bozar’.
En présentant des projets osés, il n’épargne ni l’argent ni sa peine pour que ce concept de renouveau trouve sa place sur la carte (inter)nationale.
Dans le film PAUL DUJARDIN, DE LANGE MARS de Manu Riche, nous avons l’occasion de découvrir comment Paul Dujardin et Luc Tuymans ont essayé de créer une collaboration culturelle entre la Belgique et la Chine. Un projet osé et ambitieux dans le cadre duquel les deux hommes ont dû surmonter de nombreux obstacles diplomatiques et politiques avec leurs collègues chinois et leurs frères de sang Fan Di’An et le célèbre artiste Ai Wei Wei.
Le projet d’échange culturel est pour le moins audacieux : sous le nom ‘The State of Things’ une exposition sera organisée par Luc Tuymans dans l’un des nombreux palais de la Cité Interdite à Pékin. Bozar mettra sur pied une exposition à grande échelle d’art asiatique. Dans le rôle de l’un des artistes centraux, le Chinois Ai Wei Wei, grand artiste visionnaire des beaux-arts qui a acquis une renommée internationale avec son projet, le célèbre stade olympique le ‘Nid d’oiseau’.

Credits

AVEC PAUL DUJARDIN
LUC TUYMANS, Ai WEIWEI


SCÉNARIO ET RÉALISATION MANU RICHE

CAMÉRA DIDIER HILL-DERIVE, RENAAT LAMBEETS,
JEAN-FRANÇOIS BOUCHER

INGÉNIEUR DE SON DAN VAN BEVER, LUC CUVEELE
MARC ENGELS, BART MAES

MONTAGE MICHELE HUBINON
MIXAGE YVES DE MEY

Press

LE SOIR - 27/10/2009

L’art de diriger les « bozarts »
WYNANTS,JEAN-MARIE


Arte Belgique « La longue marche de Paul Dujardin »: passionnant et édifiant

Apriori, suivre durant plus d’un an Paul Dujardin, directeur général du Palais des
beaux-arts dans la préparation d’une grande exposition d’art contemporain chinois,
aurait pu donner naissance à un documentaire sympathiquement rasoir.
Ce qu’a réussi Manu Riche est pourtant tout autre chose. D’une part, parce que Paul
Dujardin est un sacré personnage, passant avec la même énergie de l’organisation des
ventes de tickets à une rencontre à Pékin avec le gratin de l’art chinois et de la bonne
société belge. Increvable, il est partout, à l’œil sur tout et entraîne ses troupes avec la
foi et l’impatience d’un croisé de la culture.
Mais la vraie réussite du film vient du fait que Manu Riche a su se faire oublier et le
suivre en toutes circonstances ; négociation sur un titre d’expo pas du tout innocent,
discussion avec Etienne Davignon, président de son conseil d’administration (grand
moment de réalisme et de drôlerie), réunion d’équipe sans faux-semblants, petite joute
oratoire avec Karel De Gucht...
Homme politique (au sens premier du terme), fin négociateur, gestionnaire intraitable,
Dujardin nous entraîne dans son sillage et nous fait découvrir la face cachée du monde
de l’art. Au centre de tout cela, la préparation de l’exposition State of things vient jeter
quelques pavés dans la mare d’Europalia.china.
D’une négociation à Pékin avec un officiel expliquant qu’aucun des diplomates
européens qu’il a interrogés n’a jamais entendu parler d’Europalia à une réunion
houleuse avec l’équipe belge du festival, le film montre d’incroyables rapports de
force. Derrière les discours lénifiants, les coups sont rudes et la colère explose dès que
l’on se retrouve en petit comité. Edifiant.
« Quai des Belges : La longue marche de Paul Dujardin », Arte Belgique, 23 h.
Rediffusion sur la Deux le 1er novembre.

Director

MANU RICHE

Born in 1964


Filmography


For the magazine Strip Tease RTBF.


Conversations: 1989 – 13’ 16 mm. Two ladie in a Brussels café, the first takes the tram 26, the other the 81...

La pêche: 1990 – 13’in 16 mm. The story of a showroom and the car seller who dreams of fishing salmon in Scotland…

Les aventures de la famille De Becker: 1991 – 15’ in 16 mm. The story of a Brussels corridor wherein lives a ‘happy family’...

Etat fort civil: 1992 – 15’in 16 mm. The story of the civil servants in the city administration of Brussels.

Documentaries:

The Flemish cultural landscape in seven episodes: (RTBF) 1992 – 52’
in 16 mm. The landscape trough portraits of Flemisch artists Wim
Vandekeybus, Frie Leysen, Paul Goosens, Paul Bottelberghs, Freddy…

Anvers93: (RTBF/FR3/WDR) 1993 – 40’ in 16 mm. A cultural city ?

De Misantroop: (KVS/VRT) 1994 – 52 ‘in Beta digi. A television essay

Brussels 25 Novembre: 1996 (VRT) – 52’ super 8/betacam. Thes tory of a faits divers.

The Black Star: (NPS/VRT/RTBF/Vlaams filmfonds) 1998 – 52’ super 16.  The story of a Nigerian football player in Belgium.

Welcome to my world: 2000 (VPRO/RTBF/Vlaams filmfonds) – 80’ in super 16.  The story of a king–coach of a small cycling team.

Baudouin I/ Boudewijn I: 2001 (FR3/RTBF) – 52’ in Beta Digi.
The story of King Baudouin as told by himself.

L’Homme qui n’était pas Maigret: 2002/3 (France2-TSR-RTBF) – 50’ in betadigi/16mm. The invention of the author G.Simenon.

The Politician: 2005 Canvas/ VAF ,52’ in HD: The rise and fall of the sociaist leader in Flanders.

The President: 2005 Canvas/VAF, 52’  in HD: A portrait of the president of footballclub Brussels.

The Salesman: 2006 Canvas/ VAF  in HD: A portrait of a big boss in Antwerp ports business.

Ghislain Libart, Bûcheron: 52’: in HD (VAF, VRTcanvas, Comm.française, Simple Production)

Paul Dujardin, the long march: 76’ en 56’ in HD (VAF, RTBF, ARTE Belgique, VRT canvas)

Portrait of a young man as an artist: (VAF/Riche/filmnatie) in co-direction with Renaat Lambeets (camera)
a portrait of Tom Barman, frontman of the popular band Deus.

Trailer