THE LAST PASSAGE

Iurre Telleria & Enara Goikoetxea

Info

un film documentaire par Iurre Teloria en coproduction avec Moztu Filmak, ETB (ESP), Amo Film, Histoire, France 3 (FR), RTBF (BE) soutenu par Flanders Audiovisual Fund

C’était une époque où la vie était digne d’un roman à suspense et où l’issue était toujours incertaine. La vie peut toutefois s’avérer bien plus étrange que la fiction. Aujourd’hui, plus de soixante ans plus tard, Le dernier passage se replonge dans une nuit fatidique durant laquelle six étrangers, provenant de cinq pays différents, furent arrêtés dans une ferme des Pyrénées. À travers leur récit, on découvre la vie de centaines de gens ordinaires qui formaient un vaste réseau d’évasion pendant la Seconde Guerre mondiale. 


SYNOPSIS :
Trois personnes repensent à leur vie : l’une d’elles ne regrette rien ; une autre aimerait retourner dans le passé, sur le lieu de ses souffrances ; tandis que la dernière ne cesse de se demander : « Et si ? ».  

Le dernier passage raconte l’histoire d’une nuit fatidique durant laquelle, il y a plus de soixante ans, six personnes furent arrêtées dans une ferme des Pyrénées. Le récit de chacune d’elles raconte la vie, à plus large échelle, de centaines de gens ordinaires qui formaient le réseau d'évasion Comète durant la Seconde Guerre mondiale, un élan de courage empreint d’humanité dans le climat de peur qui régnait en Belgique, en France et en Espagne.  

C’est par une nuit d’hiver pluvieuse de 1943 qu’une jeune veuve ouvrit la porte de sa ferme, située dans le Pays basque français. À l’extérieur se tenaient une jeune Belge, accompagnée par trois hommes étrangers. Ils étaient trempés jusqu'aux os et épuisés d’avoir parcouru plus d’un millier de kilomètres depuis Bruxelles.  

Il s'agissait du trente-sixième voyage de Dédée de Jongh, mais pour ses compagnons de route, c’était le premier. L’un d’entre eux, un aviateur britannique nommé Stanley Hope n’était pas prêt d’oublier cette nuit-là. Financé par les services secrets britanniques MI9, ce voyage avait été bien ficelé et se déroulait sous de fausses identités. Tout était organisé par des étrangers tels que Dédée afin que les aviateurs alliés puissent échapper aux Allemands. De nombreux autres aviateurs avaient déjà été sauvés, et c'était maintenant au tour de Stanley … Il entamait la dernière étape du voyage. Les Pyrénées étaient le seul obstacle qui se dressait encore entre lui et les Britanniques qui l’attendaient de l’autre côté de la frontière espagnole pour l’emmener à Gibraltar. Pourtant, il ne revit pas ces montagnes avant de nombreuses années.

Cette nuit-là, sept personnes étaient assises autour du feu : la jeune fermière et ses trois enfants, un exilé de la guerre civile espagnole qui travaillait comme ouvrier agricole, un contrebandier basque, ainsi que Dédée, Stanley et deux autres aviateurs britanniques. Tous attendaient qu’il cesse de pleuvoir lorsqu’on frappa à la porte. Cet événement allait changer le cours de leur vie. L’un d’entre eux s’échappa, quatre survécurent et deux ne retrouvèrent jamais la liberté. Si seulement il n’avait pas plu …

Plus de soixante ans plus tard, les conséquences de cette nuit sont toujours palpables. Une femme n’avait jamais connu sa mère, une sœur n’avait jamais vu son frère revenir au pays, un aviateur avait trahi une famille entière en révélant le nom de ses membres durant un interrogatoire, sachant qu’il scellait leur destin. Mais, au-delà de la tragédie et de la trahison, subsistait l’espoir. Des Basques français offrirent l’asile à des étrangers qui s’échappaient, par pure gentillesse. Des exilés basques espagnols apportèrent leur aide en jouant de leurs relations dans un réseau de contrebande réfugié dans les montagnes. Un père belge refusa de sauver sa vie et poursuivit l’œuvre de sa fille. Lorsqu’il fut arrêté, un autre jeune homme belge le remplaça, jusqu’à ce qu’il fut lui aussi arrêté.  

Après les événements de cette nuit de 1943, des centaines d’autres aviateurs entreprirent ce dernier passage. L’aide apportée par ces inconnus resta à jamais gravée dans leur mémoire. Ces personnes sont célébrées en héros, commémorées lors d'innombrables cérémonies et leur nom gravé sur des monuments. Pour eux, la vie de héros n'a toutefois pas été simple. Il est difficile d’éprouver des regrets ou de la colère lorsque tout le monde vous considère, vous ou vos parents, comme un héros. Tous les monuments et statues rappellent à des personnes telles que Nadine Dumon qu’elles ont survécu alors que d’autres pas. Nadine et Dédée ont été libérées, mais aujourd’hui seule Nadine peut encore raconter cette histoire. La vie est un long passage et d'autres personnes reprennent aujourd'hui le flambeau.  

Plus de soixante ans plus tard, des centaines de personnes effectuent encore ce dernier passage dans les montagnes et passent devant une ferme basque française sur leur chemin. Et Stanley Hope se demande toujours comment cette histoire se serait terminée si seulement il n’avait pas plu cette nuit-là.

Credits

WRITTEN BY THECLA GEESING
DIRECTED BY IURRE TELLERIA & ENARA GOEIKOETXEA   
DIRECTOR OF PHOTOGRAPHY JUANTXO SARDON
ORIGINAL MUSIC BY JOXAN GOIKOETXEA
EDITED BY ENARA GOEIKOETXEA, MAIALEN SARASUA
ART DIRECTOR ANIMATIONS FREEK QUARTIER

ANIMATORS BARTEL BRUNEEL

PRODUCER ANIMATIONS ANTON ROEBBEN

SOUND MIX NILS FAUTH

Awards / Festivals

WORLD PREMIERE AT THE SAN SEBASTIAN FILM FESTIVAL 2011
Official selection Nantes Spanish Film Festival 2012